La cinquantaine un peu déphasée, Alexis Koskas, est dans la finance sans plus y trouver de plaisir depuis que sa fille, Clara, 17 ans, est dans le coma après un accident de voiture dont il se sent responsable comme il a préféré un dîner avec son patron plutôt qu’accompagner sa fille à un concert. Il s’inscrit dans un atelier d’écriture dans un moment d’errance, peut-être pour faire sortir une part artistique qu’il pense, en y croyant modérément, avoir en lui. L’atelier est conduit par un ancien écrivain, Éric Ruprez qui n’a publié qu’un seul livre dans sa vie. Pour Alexis, l’expérience démontre vite l’évidence de son peu de dispositions pour l’écriture, elle n’a pour seul bénéfice que les retrouvailles à chaque séance avec Amélie à qui il parle librement des ébranlements de son existence, et surtout des interrogations que lui donne le singulier retour à la conscience de Clara. Car la jeune femme a désormais le don d’anticiper les événements.
« Son entourage se précipite dans son salon pour l’entendre prédire les soubresauts d’une aventure amoureuse, l’accueil réservé à un projet professionnel ou les sujets qui tomberont au bac. Sa rencontre avec la mort a « déverrouillé sa sensibilité ». Elle a la sensation d’être « comme infiltrée par toutes les vibrations du monde extérieur » et va apprendre à maîtriser ce don déstabilisant pour déclencher le beau et le bien. Toute ressemblance avec l’auteur n’est, bien entendu, pas fortuite. David Foenkinos a souvent raconté comment il avait frôlé la mort à l’hôpital à l’âge de 16 ans et combien cette expérience l’avait prédisposé à des découvertes majeures comme celle des belles lettres. » 2
« Alexis Koskas, « probablement un homme de 50 ans », est conseiller financier dans une banque privée. Alors même qu’il n’a jamais ouvert un livre, il s’inscrit dans un atelier d’écriture. Quelques mois auparavant, sa fille Clara, 17 ans, a été victime d’un grave accident, peut-être fatal. Ou peut-être pas. Dans son nouveau roman, Tout le monde aime Clara, dont les premières pages déboussolent le lecteur, faute d’un fil d’intrigue évident, David Foenkinos laisse délibérément planer l’ambiguïté sur le sort de l’adolescente. Il tourne autour du nœud, sans jamais tourner en rond. » 3
« La fille d’Alexis est à l’opposé du père. Elle est extraordinaire. Si jusqu’à son accident, Clara mène une vie d’enfant « moderne », ballottée de maison en maison sans rechigner, l’après est radicalement différent. « C’était bien au-delà de l’empathie. Et il y avait quelque chose de tout à fait incontrôlable. Des images arrivaient devant ses yeux, de véritables visions. » Les parents, effrayés de prime abord, acceptent cette nouvelle disposition tandis que les camarades de classe font la queue pour obtenir un aperçu d’avenir. Le don prend place dans leur quotidien sans encombre, en toute normalité. » 4
« Les gens font des choses étonnantes quand ils souffrent. Alexis Koskas par exemple n’aime pas spécialement écrire. Pourtant, ce banquier de 50 ans a décidé de rejoindre un atelier d’écriture. Il y a quelques mois, sa fille, Clara, 17 ans, a été victime d’un grave accident. Il s’agissait alors de trouver un exutoire. Et puis, le réel s’est rappelé à lui. Alors qu’Alexis écoutait son professeur, auteur d’un unique livre, il s’est demandé ce que cachait cet homme mystérieux. » 5
« Avec Tout le monde aime Clara, Tout commence lorsque Alexis Koskas, un banquier de 50 ans, décide de s’inscrire à un cours d’écriture donné par un ancien écrivain raté. S’il n’aime pas spécialement écrire, il voit en cela une occasion d’oublier son quotidien car, quelques mois plus tôt, sa fille de 17 ans a été victime d’un grave accident de voiture. Alors qu’elle est dans le coma, Alexis se rapproche peu à peu de son ex-femme et entrevoit une deuxième chance. Une fois réveillée, Clara va développer des dons de voyance et peut ainsi guider ses proches vers l’avenir. » 6
Tout le monde aime Clara de David Foenekinos, Éditions Gallimard
1 Alexandra Lemasson, Causeur, 15 février 2025
2 Isabelle Lesniak, Les Echos, 10 février 2025
3 Hubert Artus, Le Parisien Week-End, 14 février 2025
4 Maïa Sieurin, Libération, 15 février 2025
5 Alice Develey, Le Figaro, 6 février 2025
6 Victoria Lasserre, Cosmopolitan, février 2025