« J’aimerais tant voir Syracuse » par Henri Salvador dans ce coffee-shop sur North Clark Street.
À la table d’à côté, un gars lit.
La serveuse s’affaire sur la machine à café pendant « Mon cœur est triste sans amour » de Suzy Solidor et « Le petit chemin qui sent la noisette » de Mireille.
Le gars lit, indifférent à la fantaisie française surannée.
« La zone » de Fréhel, Django Reinhardt, de l’accordéon parisien.
Le gars lit encore.
« Adieu Paris » de Berthe Silva puis « Le poinçonneur des Lilas » de Serge Gainsbourg.
Le gars lit toujours.