Déjà sur Tournez les Serviettes de Patrick Sébastien, on sentait qu’il avait envie de se lever. Il tournait sur sa chaise. Sa compagne le regardait, le visage résigné, sachant ce qui s’annonçait. Avec un sirtaki sorti des hauts parleurs, il n’y tient plus. Devant charcuterie et bouteille de blanc au frais, il se lance en proclamant :
« J’vais casser des assiettes… la semaine prochaine je casse des assiettes à Athènes… Je balance les assiettes au Parlement grec. » bravade ou pari, en rythme sur une musique hellène qui n’en invitait pas tant.
D’une autre table quelqu’un lance :
« Tu verras s’ils portent toujours des mini-jupes devant le bâtiment. » Une coïncidence ou bien le patron connaissait le prochain voyage du danseur instinctif.
Au bar un cow-boy black en baskets ne s’émeut même pas, trop d’amuseurs occasionnels ont traversé sa déprime jusqu’à ce mauvais alcool.